Oeuvres de jeunesse
Raymond Coumans, qualifié souvent de peintre néo-expressioniste, travaille dès son jeune âge sur "le motif". Cela signifie qu'il se promène dans la ville avec son matériel, fusain, papier ou encore tubes de peinture à l'huile et croque en direct le sujet qu'il choisit. Il peint aussi à l'atelier, des portraits notamment. Nous sommes à la fin des années 30, la guerre sera bientôt aux portes de Bruxelles. Coumans développe à cette époque un style particulier qu'il peaufinera jusque dans les années 50. Il peint bon nombre de paysage et de portraits sur de fines planches de bois, se servant le plus souvant d'un couteau à peindre. La matière posée au couteau est relativement épaisse.
On peut observer dans ce détail du tableau la superposition des fines couches de couleur aposées au couteau, le rendu "expressioniste" de la concentration du personnage et le rendu plus "impressioniste" de l'ambiance lumineuse de l'atelier.
Le portrait qui suit, représente très probablement sa maman. Elle est assise sur le bord d'une fenêtre, légèrement à contre-jour. Le visage est sombre mais son expressivité tranquille est d'une grande force.
Coumans, à cette époque développe aussi, en autodidacte son sens du dessin, du mouvement des corps et de la ville. Parmi ses dessins de jeunesse, en voici un particulièrement "mouvementé" et émouvant aussi.
La peinture de Coumans, dès le départ, se structurera souvent autour d'un solide dessin. Lorsqu'un sujet ne peut-être achevé sur place, quelques croquis annotés d'indications de couleur lui permettront d'achever le tableau à l'atelier. Ces huiles sur bois qui caractérisent ses jeunes années sont encore aujourd'hui dans un bel état de conservation.